L’aspect informatique

La synchronisation des télescopes peut se résumer, d’un point de vue fonctionnel, à rechercher les franges d’une source lumineuse après recombinaison des faisceaux issus des deux bras de l'interféromètre. Pour effectuer cette recherche, l’ordinateur — centrale de commande — devra déplacer une platine motorisée de sorte à retarder la marche d’un des deux faisceaux jusqu’à la détection d’un signal de détection synchrone (au delà d'un seuil déterminé par l'analyse - par l'ordinateur - du bruit préalable du signal). Cette région trouvée, il s’agira de sauter de frange en frange de sorte à trouver celle dont l’amplitude est la plus grande (la valeur de la frange étant déterminée par une seconde détection synchrone mais, cette fois-ci, au double de la fréquence de modulation ). Enfin, il ne faudra plus en bouger en activant un processus d’asservissement où l’actionneur est encore l’ordinateur.

La première version de l ’expérimentation au sol, simplifiée à deux télescopes, se voulait d’être un outil de recherche scientifique. Par conséquent, l’effort a été porté sur la facilité à mettre en oeuvre des configurations variées par le biais d’une interface simple d’utilisation. La puissance requise alors permettait la réalisation du logiciel sous Windows 3.1. Aujourd’hui, les besoins sont tout autres : il s’agit de concevoir un système qui pourra supporter la gestion simultanée de cinq interféromètre et axer son contrôle non plus sur la nature de l’information à récupérer mais sur ses performances. L’interface devra donc s’orienter vers une collection d’outils aux possibilités clairement définies, configurables au gré de l’utilisateur tels des blocs de Lego.