L’aspect électronique a été le premier point qu’il m’a fallu corriger. En effet, en dehors des besoins d’atténuation de bruit, nous avons constaté une incompatibilité grave de polarité entre la sortie différentielle des diodes et l’entrée différentielle de la nouvelle détection synchrone Stanford Research. Mais rappelons avant d’aller plus loin, le principe du transport différentiel.
Considérons une source de faible tension S. Transporter ce signal entre deux appareils distants implique un risque important de parasites; appelons ce signal d’erreur e. Le principe du différentiel consiste à présenter le signal en sortie de la source sous les deux formes S et -S. Le transport du signal s’effectuant à l’aide de deux câbles distincts mais placés dans un même environnement, il existe une forte probabilité pour qu’ils soient tous deux affectés du même bruit e. Par conséquent, à l’entrée différentielle de l’appareil destinataire, nous avons d’une part (S + e), et d’autre part (-S + e). Il ne reste plus à l’appareil, qu’à soustraire les deux signaux pour se débarrasser du bruit, aussi important soit-il:
C’est pourquoi, j’ai décidé de réaliser un boîtier contenant toutes les opérations électroniques nécessaires. Il présente en façade les connecteurs suivants :
La carte servant également d’interface passive avec la DAS-1601, il est normal de trouver tous les signaux inspectés par l’application: D1, D2, DC, DS, 2F. Il est à noter que l’on peut trouver une sortie DS. Cette sortie correspond à l’entrée DS écrêtée de sorte à garder le signal dans son domaine de validité qui est [-10 V, +10 V]. Cette précaution s’est révélée nécessaire afin de prévenir la détérioration des piézo-électriques. Enfin, il faut se souvenir de la présence des 3 interrupteurs que commande l’application: 2 sont identifiables par leur couple d’entrée/sortie, le troisième s’applique à la fois aux sorties S1 - S1’ et S2 - S2’ (sa présence sera justifiée plus loin). Dans leur position fermée, le signal de sortie est relié à la masse et vaut donc 0.

S’il est important de protéger les piézo-électriques par un montage électronique, il faut aussi le faire par des moyens informatiques. En effet, la chaîne IEEE étant un des média de l’asservissement, nous en faisons une utilisation intensive: les temps de réaction attendus sont parfois inférieurs à ceux constatés, ce qui de temps en temps produit une désynchronisation des appareils. C’est pourquoi, j’ai décidé de renforcer le pilotage de la détection synchrone. Ce choix s’explique par les conséquences qu’une erreur de paramètrage peut avoir: la destruction d’un des piézo-électriques. La méthode de consolidation consiste alors à garder une copie de la dernière valeur fixée, ainsi que des bornes du domaine de validité du paramètre. Ainsi, lors d’une demande de lecture, si la valeur lue depuis l’appareil est située en dehors du domaine de validité, la fonction retournera la valeur sauvegardée, la détection synchrone étant en même temps mise à jour. Cette procédure permet de minimiser les risques de valeurs aberrantes. De plus, la procédure s’exécutant plusieurs fois par seconde, elle interdit même l’introduction de valeurs erronées au niveau de l’appareil !