Les scientifiques du laboratoire

Le Service d’Aéronomie comprend 110 personnes (dont 48 chercheurs) réparties sur deux sites : 85 personnes à Verrières-le-Buisson et 25 à l’Université de Paris VI à Jussieu. Bien que l’ensemble du laboratoire suive avec intérêt l’évolution du projet et apporte, quand cela est nécessaire, un soutien actif, l’interféromètre solaire étant dans sa phase de validation (Recherche et Développement), il ne mobilise encore que peu de personnes en permanence. Toutefois, il est à noter que le projet participe actuellement à une réponse à "Appel d'Offres" pour une mission Explorer de la NASA. Les chances d’être retenu sont grandes car la proposition a lieu avec des partenaires américains particulièrement compétents et reconnus (le JPL, qui a envoyé dans l'espace les sondes Viking et Voyager, et Lockheed dont le groupe de Physique Solaire a participé aux derniers grands observatoires solaires : Yohkoh et SOHO). Si le projet est retenu par la NASA (il est soutenu par le CNES en France) alors le développement sera considérablement accéléré et de nouvelles équipes seront alors mobilisées.

A la tête du projet, Luc Damé dirige les opérations. En tant que responsable, il coordonne les opérations, propose les méthodes, analyse les résultats et se doit aussi d'exposer son projet à la communauté scientifique (colloques internationaux) et aux instances de décisions (CNRS, CNES, ESA).

M. Marc Derrien, ingénieur opticien, a été chargé l’an passé d’effectuer le montage optique de la maquette mais aussi d’anticiper les résultats (aspect des franges) par des calculs théoriques de cohérence temporelle sous Mathematica. Il a également vérifié ses calculs par la pratique en plaçant le dispositif d'acquisition du signal solaire de référence (simulé par les sources lumineuses du montage) dans diverses configurations. Cette année, retenu par ses obligations du service national en tant que scientifique du contingent, il ne participe pas à l’expérimentation de la manipulation à temps plein. Toutefois, il vient occasionnellement corriger les réglages mais surtout préparer la future expérimentation à deux télescopes indépendants (simulés par deux lunettes ).

En ce qui me concerne, il m’a été donné depuis maintenant près de 2 ans, de concevoir et réaliser le programme de contrôle et de diagnostic de la manipulation. Ce logiciel est un outil sur mesure, destiné à l’étape de validation pratique des travaux d'acquisition et d'asservissement des franges d'interférence.

Tous les travaux, jusqu'à maintenant, portaient sur l'acquisition et l'asservissement des franges d'un couple de télescopes (simulés ou réels). Mais pour mon stage I3, j’ai également conçu les bases d’une version plus souple permettant l’intégration et l'asservissement d’une boucle de cinq interféromètres, c'est à dire directement destinée à MUST, versions sol et spatiale.